Aide aux choix des systèmes
VMC double flux
- Les rendements affichés
- Critères de choix
Solutions puits canadien
- Le puits provençal : objectif principal rafraichissement
- Le puits canadien : objectif solution globale hiver et été
- Le puits sur VMC double flux : protection antigel de la VMC et rafraichissement en été
- Le puits à eau glycolée : solution globale hiver et été, ainsi que protection antigel de VMC
Généralités
- Principe de fonctionnement d'un puits canadien
Choisir une vmc double flux
1- Les rendements affichés
A venir
2- Critères de choix
A venir
Différentes solutions pour puits canadiens
Pour des questions d'usage et comme le terme puits canadien recouvre de nombreuses installations différentes, nous avons adaptés différents kits optimisés pour des usages divers. Passage de revue :
Le puits provençal
Ce système est comme son nom l’indique plutôt destiné aux climats méditerranéens qui souhaitent essentiellement rafraîchir certaines pièces en été (même s’il est aussi possible de le faire fonctionner en hiver).
- Le système se compose des conduits extérieurs enterrés et d’un ventilateur pour l’insufflation de l’air dans la maison. Le ventilateur est commandé par un régulateur qui pilote son fonctionnement et sa vitesse.
- Le système peut fonctionner avec tout type de ventilation (VMC, VMR, ventilation naturelle), il est impératif toutefois que le dispositif puits provençal ne soit pas le seul moyen d’insuffler de l’air dans la maison. Il faudra donc prévoir des grilles d’aération dans les menuiseries des pièces de vie pour le renouvellement de l’air en intersaison.
Adapté pour :
- Rafraichissement d'une ou plusieurs pièces
- Préchauffage et mise hors gel de locaux
- Couplé à une VMC Simple flux autoréglable ou hygroréglable de type A
Inconvénient :
- Disposer des entrées d'air autoréglables en menuiserie des pièces de vie
Le puits canadien
Le puits canadien est un système d’insufflation complet qui permet d’assurer le renouvellement de l’air en continu en diminuant les déperditions en hiver et rafraîchissant la maison en été.
- Le système se compose des conduits extérieurs enterrés et d’un ventilateur pour l’insufflation de l’air dans la maison. Le ventilateur est commandé par un régulateur qui pilote son fonctionnement et sa vitesse. Un by-pass automatique choisit entre l’air extérieur et l’air du puits en fonction de la température extérieure.
Le système peut comprendre en option un caisson filtre pour améliorer la qualité de l’air entrant ; le ventilateur peut être un caisson insonorisé s’il est mis en place à proximité d’une pièce de vie.
- Le système fonctionne sur le principe du balayage, il faut donc le faire fonctionner avec une VMC dans les pièces d’eau, ou une extraction statique (principe VMI).
Couplé à une VMC hygroréglable, le rendement global du système permet une économie d’environ 50% sur les pertes dues à la ventilation.
- Rafraichissement d'une ou plusieurs pièces
- Préchauffage et mise hors gel de locaux
- Couplé à une VMC Simple flux autoréglable ou hygroréglable de type A
- Ventile en continu la maison toute l'année
Inconvénient :
- Sans
Le puits couplé à une vmc double flux
Ce système complet fonctionne sur le même principe que le kit ci dessus mais le rendement supérieur de l'échangeur à contre courant rend inutile la réalisation d'une prise d'air directe. Le fonctionnement estival est identique, mais simplifié puisque le by-pass de l'échangeur est automatique. La variation des débits peut être pilotée par des sondes hygrométriques ou CO2, ou par une horloge de programmation. Les moteurs sont à faible consommation d'énergie (EC) par défaut. C'est le système de ventilation recommandé dans les projets de maisons passives.
- Le système se compose des conduits extérieurs enterrés et d’une VMC pour l’insufflation et l'extraction de l’air dans la maison. La VMC est commandée par une horloge programmable qui pilote son fonctionnement et sa vitesse.
Le rendement global du système permet une économie d’environ 95% sur les pertes dues à la ventilation, tout en maintenant des débits d'aération importants, et assurant une qualité d'air supérieure par une filtration en amont.
Nos kits sont issus des fabricants suivants : Helios, Zehnder, Paul Ventilation
Adapté pour :
- Rafraichissement d'une ou plusieurs pièces
- Préchauffage et mise hors gel de locaux
- Récupération de chaleur sur l'air extrait (échangeur contre courant : 80-90%)
- Systèmes de chauffage convectifs, poêles à bois
- Maisons à basse consommation d'énergie
- Ventile en continu la maison toute l'année
- Filtration F7 intégrée
Inconvénient :
- Interêt de la VMC dépendant du climat
Le puits à eau glycolée
Ce système complet fonctionne sur le même principe que le puits canadien, sauf que le collecteur ne fait pas circuler l'air extérieur dans le sol mais de l'eau glycolée.
le circuit peut être réalisée autour de la maison, dans la tranchée des fondations.
- Le système est utilisable partout, et devra être privilégié dans toutes les configurations ou le puits à air est difficilement réalisable.
Couplé à une VMC hygroréglable, le rendement global du système permet une économie d’environ 50% sur les pertes dues à la ventilation.
Adapté pour :
- Rafraichissement d'une ou plusieurs pièces
- Préchauffage et mise hors gel de locaux
- Ventile en continu la maison toute l'année
- Problèmes d'eau sur le terrain (remontée de nappe) ou de dureté de sol (difficulté de terrassement)
Inconvénient :
- Sans
Principe de fonctionnement d'un puits canadien
Un puits canadien fournit de la chaleur en hiver et de la fraîcheur en été, pour la faible consommation électrique d’un simple ventilateur*.
Afin de conserver un air sain dans la maison, la ventilation renouvelle toutes les deux heures l’équivalent de la totalité de l’air des pièces avec de l’air extérieur. L’hiver, ce remplacement d’air entraîne des surconsommations de chauffage et parfois un inconfort car l’air est froid.
En été, la maison peut surchauffer très facilement. On est donc souvent tenté de climatiser, d'où l'intérêt du puits canadien.

Principe de fonctionnement
Le puits canadien est un système géothermique. Au lieu d’entrer directement dans la maison, l’air effectue un trajet dans le sol. Comme la terre, à 1.50m de profondeur a une température qui varie entre 10°C et 16°C selon les saisons, l’air est donc réchauffé et/ou refroidi d’une dizaine de degrés par rapport à la température extérieure.
Le système est composé d’une entrée d’air, munie de filtres pour empêcher les rongeurs et impuretés de pénétrer dans le puits, d’une canalisation enterrée sur 30-50m, lisse et pentue pour l’écoulement des eaux de condensation, d’un siphon ou d’un regard étanche pour leur récupération, et d’un ventilateur(ou une VMC double flux) pour l’insufflation dans une ou plusieurs pièces.

1-Le fonctionnement de l’échange
L’air est prélevé à l’extérieur et en passant par le collecteur du puits canadien, sa température va être ramenée à la température de la terre.
Ainsi, en été, un air extérieur de 30°C peut être insufflé à 15°C dans la maison, soit un différentiel de 15°C.
Cette qualité d’échange va dépendre :
- De la profondeur du terrain. Plus le collecteur est profond et plus sa température est basse. A 2m de profondeur, la température annuelle oscille entre 10 et 18°C.
- De la vitesse de l’air dans la conduite. L’air doit passer au moins 15s dans le collecteur pour atteindre un échange correct avec le sol.
Evolution des températures dans un puits canadien en fonction de sa longueur (été) :

2-La puissance frigorifique
L’échange d’un puits canadien est dépendent de son débit de fonctionnement. D’une manière générale, il atteint 0.5 volume/heures*,
Il monte jusqu’à 2 volumes/heures lors de son fonctionnement en rafraichissement.
L’augmentation de débit permet l’augmentation du potentiel rafraichissant. Cela peut permettre de diminuer de 3/4°C la température d’une pièce.
- Un puits canadien de 50 ml en Ø200 fonctionnant à 300 m3/h va être équivalent à une batterie froide de 1.3kW. Dans cette configuration, le rafraichissement est limité pour toute la maison, ou conséquent sur une pièce.
- Un puits canadien de 100 ml en Ø200 fonctionnant à 600 m3/h va être équivalent à une batterie froide de 2.6kW. Dans cette configuration, le rafraichissement peut être envisagé pour toute la maison.
* Volume d’air des pièces desservies par le puits canadien. Par extension, le volume d’air des pièces de vie, de transit et des pièces de service (dans le cadre d’une ventilation mécanique ou les pièces d’eau sont munies d’une bouche d’extraction).
Comparaison des températures d’air extérieur et air insufflé sur deux mois estivaux.

3-Impact sur le confort thermique
L’impact sur les températures n’est pas seulement l’effet de la puissance frigorifique. Un autre facteur intervient : lorsqu’un puits canadien fonctionne, il se substitue aux entrées d’air de la maison.
L’une des causes de surchauffes des maisons en France vient du fait que les VMC, en renouvelant l’air extrait par de l’air extérieur, amènent un air chaud. La température de la maison finit invariablement par approcher celle de l’air extérieur, même si les vitrages sont occultés.
Ainsi, l’augmentation de la vitesse de l’air et la réduction du potentiel de surchauffe jouent comme facteur de confort thermique en été. Il ne sera donc nécessaire de surdimensionner les puits que dans un cadre ou la problématique estivale est importante.
** Le potentiel de surchauffe traduit la capacité de la maison à monter en température. De nombreux facteurs interviennent : L’orientation solaire des vitrages et leur occultation, les apports internes, l’inertie des parois extérieures, la localisation climatique du projet.
Impact du puits canadien sur la température intérieure en été.


